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Dimanche dernier, c’était ma troisième participation au Demi-Marathon de Détroit. Si vous vous rappelez, cela part de Détroit, on traverse au Canada par le pont, on suit le bords de la rivière avant de retourner au États-Unis en empruntant le tunnel. Assez cool comme parcours.

Voici notre groupe à la prise des informations de course à l’expo le jour précédent. On était excité!

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La course de Détroit était mon premier Demi-Marathon en 2009 (1:35:05). L’an dernier, je l’ai fait en 1:28:35. Mon record sur la distance a été fait ce printemps, en 1:27:31. Avec tout l’entrainement de ma préparation Ironman, j’espérais améliorer mon record personnel.

Nouveau cette année: Corinne participait!! Elle n’a pas eu l’occasion de bien se préparer pour la distance à cause de douleurs à la jambes, mais elle était décidée à relever le défi.

On a traversé la frontière tôt le matin, à 5h00 am, pour éviter le traffic et les problèmes de stationnement que j’ai eu en 2009. On devait donc passer le temps dans les voitures une fois arrivé au centre-ville de Détroit….

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La température était assez froide à 7 degrés C, mais le problème était plustôt le vent. Le truc du sac de vidange est toujours utile pour conserver un peu de chaleur et demeurer à l’abri du vent avant le départ. Il suffit de s’en débarasser peu avant le coup du départ.

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Cette année, je suis parti dans le corral “A” ce qui signifie que j’étais dans le premier groupe prenant le départ. J’ai rencontré plusieurs personnes que je connaissais alors le temps a passé vite avant le départ de la course. James, mon entraîneur participait également, alors on est parti ensemble. Le départ a semblé presque arriver trop vite…

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Mon entraineur James est resté avec moi jusqu’au pont, me tenant compagnie. Le premier kilomètre j’ai courru un peu plus lent en 4:15. Je voulais éviter de partir trop vite, mais j’ai exagéré. Selon ma montre Garmin, je tenais bien mon rythme cible autour de 4:05/km sur les premiers kilomètres afin de faire mon meilleur temps sur la distance. Le pont vers le Canada est vite passé. Me voici du côté Canadien, sur Riverside Drive. 

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Je portais mon haut des ‘Malden Park Runners’. Une très bonne idée, car on m’a bien encouragé du côté canadien à la reconnaissance des couleurs locales. MPR avait une station d’encouragement peu avant le tunnel, ce qui m’a apporté un regain d’énergie. À l’entrée du tunnel, ma montre me disait que je faisais du 4:02/km en moyenne. J’en étais satisfait, étant donné les conditions de vent.

Ma montre Garmin m’a failli encore une fois dansle tunnel. En 2009, l’accéléromètre au pied avait ajouté la distance du tunnel une seconde fois… En 2010 je ne l’ai pas pris et tout s’est bien passé. Alors je l’ai laissé à la maison encore une fois. Mais cette fois-ci, la distance parcourue sans signal GPS dans le tunnel n’a jamais été ajoutée à la sortie du tunnel… Grrr! Différente version de logicielle. La fin du tunnel est toujours éprouvante à cause du changement de température brutal et la montée surtout à la sortie. Mais cela ne m’a pas semblé aussi pire qu’à l’habitude.

Après une boucle dans Détroit, c’était le dernier virage pour la ligne droite, contre le vent, vers la ligne d’arrivée. J’ai poussé aussi fort que possible sur ce dernier segment.

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J’ai traversé la ligne d’arrivée, avec un bon feeling à propos de ma course. J’étais un peu déçu quand j’ai vu le résultat sur ma montre…. Je croyais avoir fait 1:26:xx ou mieux, mais j’ai terminé à 1:27:26. Un record personnel par 5 misérables secondes. Au moins, c’est un nouveau ‘meilleur temps’. C’est une minute plus rapide que l’an dernier sur le même parcours. Je me suis bin placé, dans le top 50 des 8000 participants.

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Aprés avoir discuté avec des amis à la ligne d’arrivée, je suis allé à la voiture me changer dans du linge chaud. Je grelottais.  Me voici en train d’attendre le passage de Corinne, photo prise par Charlotte qui faisait la course en documentant le périple: ‘la course vue par les yeux du courreur’.

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Un peu après, Corinne est passée devant moi. J,ai eu beau crier, elle ne m’a jamais entendu. Je suis très fier d’elle pour avoir fait cette course. Elle n’a pas eu l’occasion de bien s’entrainer, avec sa plus longue course étant de 5km en préparation. Tout un défi. On a été chanceux de se rencontrer rapidement aprés la course dans cette grande foule.

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Je voyais qu’elle souffrait, car la marche vers le stationnement était TRÈS pénible. En chemin, on a rencontré nos bons amis…

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Félicitations à Tracy pour avoir complété son premier Demi Marathon également, et à Craig pour son second Marathon complet avec un record personnel de presque 1 heure en 3h50.

The day after the race, I was surprised to find a picture of Corinne in the official online gallery of the Detroit Free Press newspaper (picture #44 from

Le jour après la course, j’étais surpris de trouver cette photo de Corinne dans l’album officiel (en ligne) du journal Detroit Free Press (photo #44 de ce lien):

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Quelques photos supplémentaires sont disponibles dans mon album:

2011 Detroit Half Marathon
 
 
Detroit Free Press Half Marathon 2011

Sur un autre sujet, mon site ne fonctionnait plus très bien récemment, mais je crois avoir résolu le problème… Il devrait maintenant être stable.

Je suis resté sur la touche en ce qui concerne la compétition ces derniers temps. J’étais donc excité de prendre le départ de cette course avant d’entreprendre le dernier bloc d’entrainement avant Ironman Florida. Cette course semblait être une bonne idée il y a quelques semaines au moment de mon enregistrement, mais un peu moins le matin même : il faisait un peu frisquet et la température de l’eau était rapportée à 16 deg C le Vendredi.

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 À mon arrivée sur le site, mes inquiétudes se sont vite estompées: il faisait frais mais pas froid et le soleil sortait. La température de l’eau avait également montée d’une couple de degrés depuis Vendredi. La rivière semblait plutôt invitante, très calme avec une surface miroir.

Le site de la compétition est le même que le Motor City Triathlon organisé par le même groupe, en Juin : Belle Isle, entre Windsor et Détroit sur la rivière. Même parcours de nage et vélo, mais un parcours modifié pour la course à pied. Les lieux m’étais familiers car j’ai fait Motor City en Juin 2010.

Corinne ne pouvait malheureusement pas venir car elle s’était commise à une course-marche pour une œuvre de charité le même matin. Son support me manquerais et donc pas de photos également. Ironiquement, l’une des 2 autres seules courses de triathlon qu’elle a manqué est Motor City sur le même site.

Cette course est un peu particulière : il y a 2 aires de transitions car la nage est en un lieu différent de la transition vélo-course et ligne d’arrivée. Il faut donc bien prendre le temps de placer ses choses au bon endroit. En T1, un peu de temps est perdu car il faut mettre notre équipement de nage dans un sac avant de partir à vélo car les organisateurs transportent le tout à la ligne d’arrivée en fin de course.

NAGE 1500m en 21:15, 8th au total

Non je ne me suis pas transformé en nageur olympique. Et non je ne crois pas que le parcours était trop court. Simplement, c’est une affaire de courant :) Nous sommes partis en restant près de la plage, protégés du courant par la marina. Arrivés à la marina, on s’éloigne de la berge avant de tourner vers l’ouest avec un bon courant d’arrière. Un peu hallucinant de voir à quelle vitesse le sol défilait sous nous sur le retour.

J’ai eu une bonne nage, en partant bien à droite pour éviter la commotion. Après 200m, je me suis trouvé un peu dans le trouble à court de souffle, mais le lac était peu profond, ce qui m’a permis de faire quelques sauts de dauphin pour reprendre le dessus. Par la suite, j’ai pu soutenir un bon rythme. J’ai atteint la plage en bonne position, 8ième au total seulement 1 :45 derrière le premier.

T1 en 1:07
La transition la plus rapide de la compétition…

VÉLO 36.5 km en 54:31 @ 40 km/h, 3rd au total
 290 Watts Puissance Normalisée

Le parcours de vélo sur Belle Isle est toujours rapide, mais particuliérement si le va vient de l’est car un côté de l’île est un peu mieux protégée par les arbres. Malheureusement, le vent était du côté opposé, sans protection du vent sur le côté de l’île ou on l’avait de face. Tout de même, j’arrivais à faire du 36-37 km/h contre le vent et du 44-45 km/h avec le vent de dos. Le parcours est l’affaire de 4 boucles sur la distance olympique pour un total de 36.5-37 km, un peu court en comparaison de la distance officielle de 40 km.

En Juin 2010, j’avais fait le parcours avec une puissance normalisée de 260 watts. Je suis donc plutôt satisfait de ma performance Dimanche dernier ou j’ai poussé 290 watts. Je ne savais pas ou étais les meneurs de la course (encore moins ma position). Si j’avais eu peu plus de compagnie, j’aurais peut-être pu me motiver à pousser encore un peu plus fort.

Sur le dernier tour, j’ai rattrapé une veille connaissance de la série TREX, shawn J avec qui j’ai une compétition bien amicale. Il revenait tout juste du championnat de triathlon Sprint ‘groupe d’âge’ à Beijing en Chine. Il faisait la distance sprint.

J’espérais pouvoir poster le temps de vélo le plus rapide, mais 2 personnes m’ont battu incluant Eric Fernando. Je l’avais devancé au Triathlon de Tecumseh, mais il a eu une super course sur Belle Isle et il a pédalé comme une machine! Impressionnant en sachant que le weekend d’avant il avait fait le 70.3 à Muskoka.

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Dans les 5 meilleurs temps. J’ai donc été bien efficace dans mes transitions.

COURSE À PIED   10.125 km en 40:59, 13ième au total

J’avais un peu d’incertitude concernant le segment course. Suite à des problèmes dernièrement, j’avais très peu couru et tout a été fait à faible vitesse en entraînement. J’étais heureux de constater que je maintenais un bon pas sur les premiers kilomètres (4:03 min/km) – beaucoup plus rapide qu’en Juin 2010 ou j’avais une moyenne de 4:16.

Difficile de connaître sa position car on étais mélangé avec les gens du Sprint sur le parcours. À la fin de la première boucle, je passe devant l’annonceur qui dit au micro : ‘Voici Thierry Guertin, de Windsor Canada, avec un bon pas, en troisième position de la course en distance Olympique’ – Woo hoo! Cela m’a donné une motivation  à pousser aussi fort sur le deuxième tour. J’ai réussi à conserver ma position et reprendre 2 minutes sur Eric Fernando, mais trop peu trop tard.

J’étais TRÈS satisfait de ma course quad j’ai passé la ligne d’arrivée! Une bonne performance et une bonne exécution.

Temps Total =  1:58:39, soit 12’ plus rapide que l’an dernier sur le même site.
Position = 3 / 100  PODIUM!! Woo Hoo!

>Données GPS vélo
>Données GPS course à pied

>RESULTATS

Le parcours n’était pas tout à fait légitime en distance par rapport à une distance Olympique. Voici mon estimation de la différence sur mes temps, à ma vitesse:

  • Le Vélo était court de 5:30
  • La nage était rapide par 2:15 (courant de dos)
  • La course était longue par 0:30

Mon temps sur une distance Olympique serait donc environ de 2:05:52.

Les courses par 3D sont toujours bien organisées. Il y avait beaucoup de prix de participations incluant des wetsuits. Cool! Je suis resté pour le début de la remise des prix afin de récupérer mon premier trophée en Triathlon, mon premier. 

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Je devais partir vite par la suite car j’avais un avion à prendre pour l’Allemagne plus tard cet après-midi. Gros dimanche!!!

Ma première sortie à vélo était le madi matin (voir l’article précédent). Une route que j’avais l’intention de faire pendant le voyage était le Col de l’Iseran. C’est le col goudronné le plus haut dans les Alpes. Au départ de notre ‘base’, cela signifait de se rendre à Val d’Isère en premier avant de s’attaquer au col en tant que tel. Le problème était que selon nos hôtes, cette route était un peu dangeureuse: route étroite avec des coins sans visibilité dans les virages à flanc de montagne, plus de traffic automobile, et des tunnels - certains non éclairés. On est allé le Mercredi à Val en voiture et j’ai donc prêté attention à la route et les implications de la faire à vélo. Dans l’ensemble, cela ne semblait pas si mal. J’ai donc décidé de la faire le matin suivant à vélo. J’ai demandé à ce que l’on arrête à un magasin de vélo sur notre retour de voiture pour acheter une lumière arrière de vélo qui clignote, afin de me rendre plus visible aux automobilistes - particulièrement dans les tunnels.

Le mardi matin, j’ai pris la route tôt vers 8h00, après une nuit complète de pluie soutenue. Par chance, elle s’est arrêtée tôt le matin. Il y avait encore beaucoup de brouillard dans l’air quand je suis parti.

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Même avec le ciel couvert de nuages, la route était superbe. Je devais tout de même faire attention car la chaussée était humide et glissante et mes pneus un peu usés… J’ai eu un avertissement assez tôt quand j’ai bloqué ma roue arrière dans ma première petite descente, faisant déraper l’arrière de mon vélo au milieu d’un virage… Cela m’a bien réveillé!!! Je devais donc faire gaffe à mon application des freins pourle reste de ma sortie.

Après une petite descente de 150m, je m’attaquais à la partie ‘grimpe’ de ma ballade. Ma route comportait principalement une montée continuelle pour la première moitié et donc une descente continuelle pour le retour. J’avais été impressionné par la montée constante de ma route le Mardi, mais là c’était bien pire avec un taux de pente de 6 à 11% continuellement. En plus, le train d’entraînement n’était pas optimal pour un spinner (cycliste à haute cadence) comme moi. J’ai donc passé une grande partie de mon temps en position debout sur mon vélo.

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Assez tôt, je rencontrais mes premiers tunnels et pare-avalanches.

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Il y avait un signe montrant les temps atteints aux Tour de France pour les éditions qui ont passé par cet endroit. Il y avait aussi les bornes maintenant familières montrant le degré de la pente et la distance au sommet.

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J’ai parti le chronomètre, mais il se trouve que je prenais une route différente, évitant le barrage. L’eau au barrage de Tignes a une superbe couleur, un bleu-vert vif. L’ancien village de Tignes est en fait innondé au fond du lac suite à la construction du barrage.

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Je me suis arrêté pour prendre plusieurs photos. Ensuite, le dernier tronçon de route pour Val d’Isère. C’est une station de ski à 1850m d’altitude. Un peu avant, plusieurs non éclairés et un très long de plus de 800m. Dans certains, il faisait tellement noir que je ne pouvais même pas distinguer la route sous mes pieds, alors aucune chance de repérer une craque ou un trou. J’ai fait une petite prière, espérant également que si une voiture arrivait derrière, ma lumière serait utile à me faire visible à temps. Mais tout se passa bien et j’arrivais à Val peu après. Joli village. À ce moment, j’avais déjà plus de 1000m de gain en élévation d’accompli.

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Au village, il y avait des fontaines avec de l’eau de source de la montagne. Parfait pour emplir mes bouteilles!

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Après, je me suis attaqué au col en tant que tel. Peu après ma sortie du village, je suis passé près d’un champ en pente plein de moutons. C’était cool! Peu après, je traversait ce petit courant d’eau. Ensuite, c’était la montée brutale vers le sommet avec les virages en tête d’épingle qui n’en finissait plus.

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J’avais dit à la famille que je reviendrais vers midi. Pour que cela se produise, je devais rebrousser chemin à 10h45 max. Au moment venu, j’étais toujours à 10 km du sommet. Je trouvais dommage de tourner de bord si près du but, alors j’ai décidé de continuer au risque de me mettre dans le trouble. Par chance, ils ont bien compris :) Au milieu de cette dernière section de grimpe, on pouvait voir Val d’Isère au loin dans le fond de la vallée.

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Les 2 derniers kilomètres ont semblé particulièrement difficiles. Il faisait plus froid et dû à l’altitude et le fait qu’il y a moins d’oxygene dans l’air, je me suis mis à souffler assez fort sous l’effort de la grimpe. Juste avant d’arriver au sommer et en être fier, je dépasse un groupe d’adolescente en ’ski à roulettes’ en train de terminer la même ascencion. J’en ai eu le souffle coupé. C’était une équipe de ski de fond fançaise en entraînement en altitude. J’en revenait pas. Tout de même, c’était toute un sentiment d’accomplissement d’atteindre le sommet.

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J’ai pris un peu froid au sommet malgré avoir remis tous mes vêtements techniques. Quand j’ai repris la descente, je n’étais pas gros dans mes souliers.. j’avais un peu la frousse pour être honnête. La route était très technique avec des virages en tête d’épingle en bordure de précipice, le vélo prenait vite de la vitesse dans la pente et je devais prendre garde à mon application des freins pour ne pas bloquer les roues sur la surface humide. Ce qui n’aidait pas la manoeuvre, c’est que je suis devenu GELÉ en prenant de la vitesse. Tellement que j’en tremblais et que je claquais des dent (vraiment!). Quand j’ai atteint la limite du village de Val, j’ai pris un journal dans une poubelle que j’ai placé sous ma veste comme couche supplémentaire pour couper le vent. Cela a bien fonctionné car je n’ai pas eu si froid par la suite.

Je me suis arrêté brièvement pour photographier le barrage de Tigne dans une meilleure lumière au retour.

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Ensuite, c’était une descente agréable pour le retour au bercail.

Cliquez l’image ci-dessous pour voir une carte interactive et les données enregistrées pendant ma session:

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Gain total en élévation pour la sortie: plus de 2200m.

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Comme à l’abitude, plus de photos et versions agrandies disponibles dans l’album.

Vélo 2 Col de l'Iseran
 
 

Parfois, je mérite une claque derrière la tête :) Avant le voyage en France, je m’inquiétait de l’effet de ce voyage sur mon entraînement et ma saison. Corinne n’avait pas visité sa famille en plus de 3 ans et je ne voulais pas aller là-bas et faire ma diva en essayant de faire plier tout le monde à mon horaire et mon entraînement. Même si j’ai annulé mes plans pour le demi-Ironman REV3 qui se tenait le weekend dernier en partie à cause du voyage (mais principalement à cause de douleurs qui ont retardé mon entraînement en course à pied), beaucoup plus de positif que de négatif est sorti de ce voyage sur tous les plans.

D’abord, j’avais besoin d’une pause. Je commençais à manquer de motivation. Ensuite, mes inquiétudes n’étaient pas fondées car j’ai pu faire plus de 10h d’entraînement sans pousser en touchant tous les sports. Et j’ai eu accès à des oportunités incroyables côté cyclisme!

La soeur de Corinne vit à Séez, dans les Alpes près de Bourg Saint-Maurice. Il y a de superbes routes de vélo dans le coin, plusieurs d’entre-elles utilisées pendant certaines éditions du Tour de France.

Ils sont bien attentionnés et ils avaient organisé un vélo pour moi, d’un collègue de travail. Mais les vitesses ne passaient pas bien, alors je suis descendu au village pour en louer un. Coup de chance, je trouve un vélo de route de bonne qualité à bas prix: un Colnago Extreme tout en Shimano Dura-Ace. Une superbe machine de grimpe à 19 euros la journée, plus légère que mes propres vélos. Je l’ai donc pris pour 3 jours, ce qui m’a permis de faire 2 bonnes sorties.

Le mardi matin, j’ai pris la route alors que (presque) tout le monde dormait encore. Je me suis attaqué au Col du Petit Saint Bernard suite à la suggestion de la soeur de Corinne et son copain: une superbe route et pas très achalandée (et donc sécuritaire). La météo était parfaite: température fraîche et soleil.

Les instructions étaient simples: descends la côte, prends la gauche et là tu montes; tu montes; tu montes encore; ENCORE… etc. Ils ne blaguaient pas! Après une descente abrupte (ils demeurent à flanc de montagne dans une côte à 13%) mais courte et le virage à gauche, tu te retrouves directement en situation de grimpe assise. Pas d’échauffements possible! En quelques minutes, mon rythme cardiaque plafonnait! J’ai dû ajuster mon effort si je voulais durer haha! Je ne m’attendais pas à une grimple continuelle de 26km à 4-7% de pente avec une multitude de virages en tête d’épingles à flanc de montagne.

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Avant longtemps, la vue était SUPERBE! Voici le village de Bourg Saint Maurice au loin.

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Ma monture pour la semaine:

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Plus je montait, plus le paysage était super!

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Ce qui était bien, c’est qu’il y avait des bornes à chaque kilomètre montrant la distance restante au sommet du col, ainsi que le degré de la pente à ce point.

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Atteindre le sommet était super! Une expérience enrichissante. À cet endroit, c’est la frontière entre la France et l’Italie.

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J’ai demandé à une touriste de me prendre en photo au sommet. :)

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Mon périple a débuté à une altitude de 1000m au dessus du niveau de la mer pour culminer  à 2188m. Selon mon ordinateur de bord, j’ai fait un gain d’élévation total de plus de 1400m pendant la ballade.

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J’ai vu plusieurs cyclistes surtout vers le sommet du col. Inattendu pour un jour de semaine.

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Au sommet, je n’avais que 26 km au compteur, alors j’ai décidé de traverser en Italie et descendre sur 4 km additionnels afin de faire une sortie totale de 60km. La route descend abruptement vers LaThuile, un village et une station de ski très connue. Je fais demi-tour au restaurant ci-dessous.

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Ce lac était du côté Italien…

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La descente en Italie me semblait bien plus prononcée que ce que j’avais fait du côté Français, donc j’ai dû travailler pour remonter à la frontière après mon demi-tour. Heureusement, ce n’était que 4 km! C’était mon baptême de cyclisme en montagne après tout! Ensuite, c’était la descente à haute vitesse. J’ai été plus prudent que moins et j’ai beaucoup utilisé mes freins. Je ne suis pas très à l’aise à négocier des virages en tête d’épingle à haute vitesse, sur un vélo inconnu, routes inconnues avec un ravin à flanc de montagne. Une sortie de route peut être fatale…

C’est ce que j’ai trouvé en faisant du vélo là-bas: ou tu travaille très fort (montée) ou pas assez fort (en descendant). Le voyage de retour n’était donc pas très utilie en ce qui concerne l’entraînement, mas c’était AMUSANT!!!

Voici le graphique de l’élévation. Assez simple! Le point le plus haut est la frontière.

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Je suis rentré à la ‘base’ pas trop tard après l’heure de retour que j’avais donné à la famille le jour précédent. Me voici, de retour au chalet.

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Cliquez sur le lien ci-dessous pour les mesures prises par mon Garmin Edge 500 pendant la sortie à vélo.

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Album complet avec versions en 1000 pixels ci-dessous.

Vélo 1 Col du Petit Saint Bernard
 
 

“Did Not Finish”

Je n’ai jamais pensé voir ces lettres à côté de mon nom, du moins pas sans très bonnes raison. J’aimerais pouvoir dire que c’était planifié, ou que ma blessure m’a empêcher de terminer, mais la vérité c’est que j’ai abandonné.

 J’ai eu une très mauvaise nage, plein d’arrêts, manque de souffle, et je suis sorti de l’eau en 15ième position à plat.

La première moitié du vélo était terrible aussi, rythme cardiaque au plafond et mon niveau de puissance bien en dessous de mes espérances. Tout le long, je pensais que je ne voulais pas courir. J’ai tout de même poussé fort et je suis arrivé en transition en 2ième position.

J’ai couru 100m, puis j’ai abandonné.

Le côté positif c’est que j’ai eu un entrainement de nage et vélo à haute intensité en situation de course, et je n’ai pas aggravé ma blessures à la jambe gauche.

Le côté négatif: je me sens comme un raté. Je me demande si j’ai toujours ce qu’il faut, le désir de se surpasser. Je suis censé faire une course Dimanche. Je crois que je dois la faire et rebondir, autrement je vais passer les prochaines semaines à broyer du noir.