Pour ma préparation au Ironman, j’avais besoin d’un Demi-Ironman (70.3 milles) au début de Juin, idéalement en terrain montagneux. Depuis l’an dernier, j’étais curieux de participer à un évènement organisé par REV3: il sont en pleine expansion et offrent une bonne alternative à la marque ‘Ironman’ de WTC. Ces derniers sont plus ou moins populaire ces dernières années. Clairement, tout est à propos du profit aux dépends des athlètes. REV3 fait les choses correctement afin de gagner en popularité, en essayant de fournir la meilleure expérience possible aux participants, si bien professionnels qu’amateurs. Ils sont aussi connus pour offrir de la marchandise de course intéressante:
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La course ‘REV 3 Quassy’ au Connecticut semblait une occasion parfaite: parcours bien représentatif de Lake Placid. C’est un voyage de 11-12 heures de Windsor, alors pendant des mois je cherchais un compagnon de voyage (Corinne manque de vacances, et elle ne peut gérer qu’un certain nombre de voyages reliés au sport - ce qui est plus que normal! J’ai un peu exagéré cette année…). J’allais abandonner lorsque j’ai été contacté par le triathlète professionnel Ryan Power de LPC (on a le même entraîneur). Il voulait faire la course en distance olympique qui avait lieu le jour avant ma course. On a donc planifié le voyage. Son rapport de course est sur son blog: REV3 CRAZY. L’évènement en est un de haut profil car il y a beaucoup d’argent offert en prix. Il y avait donc beaucoup de professionnels, et d’amateurs (les amateurs ont aussi accès à des prix en argent si ils participent à la série). La compétition y est donc féroce.
Nous sommes partis le jeudi après-midi, coupant le voyage vers Middlebury CT en 2 jours. Voici quelques statistiques sur le voyage:
| Distance Parcourue |
2330 km |
| Temps en voiture : |
26h20 |
| Gasoline: |
242 Litres |
| Nombre de Prov/États visités |
5 (ON, NY, PA, CT, MA) |
| Diet Pepsi |
20+ Litres |
| Burgers |
9 |
| Daims |
12+ |
Famille de bébé canards au
milieu de l’autoroute… |
1 |
Voici une partie de mon bagage avant le départ, et le coffre plein. J’avais fait peur à Ryan à propos de l’espace disponible, alors il n’a pas osé se présenter avec autre chose qu’un seul sac et son vélo haha! Quoi que finalement, le sac contenait beaucoup, tel que le témoigne son côté de la chambre une fois qu’il s’est mis à l’aise…
On s’est arrêté dans un coin perdu en Pennsylvanie pour passer la nuit. On avait une sortie à vélo de prévue, alors on l’a fait sur place. L’hôtel était étrangement localisé: collines abruptes d’un côté (pas l’idéal le jour avant la course de Ryan) et l’aéroport local de l’autre côté. On a donc fait un peu des 2. On a fait la boucle de l’aéroport à pleine vitesse, sans demander notre reste. On a eu droit à des regards un peu surpris des quelques témoins (imaginez 2 gars qui vous passe à fond sur des vélos de triathlon, roues et casques aéro, alors que vous déposez quelqu’un au terminal…). On a fait qu’une boucle pour éviter les problèmes haha!
Quand on a approché de notre destination finale, le décor a changé radicalement: beaucoup de verdure, arbres et surtout des collines sans arrêt. Il n’y a tout simplement pas de section à plat dans ce coin. L’endroit est superbe.
On a terminé la route le vendredi matin et on est allé au site de la course directement pour une pratique de nage et prendre nos accessoires de course (dossards, puces de chronométrage, etc). Le temps était clair mais venteux. Le lacs comportait de vagues, ce qui est surprenant comme il était petit et entouré de collines. Pas de craintes, le lac serait calme au départ de nos 2 courses.
On a pris nos numéros à l’expo le Vendredi après-midi, ce qui se traduisait par très peu d’attente. Ryan étant PRO, il avait droit à une attention particulière. Il avait une section réservée en transition avec une bannière à son image, qu’il a pu conserver par la suite. Cool!
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Je me demandais comment se passerait le voyage comme je n’avais jamais fait un tel voyage avec un autre athlète, sans compter la différence de génération dans ce cas. Mais tout s’est passé comme sur des roulettes. Nous étions tous les deux là pour la compétition, alors toutes les activités, planification, choix des restos, etc était fait de manière à être compatible avec nos courses. On était toutefois décalé comme sa compétition était le Samedi et la mienne le lendemain. Cela avait ses avantages et ses inconvénients. Quand l’un faisait sa course, l’autre était là en support et pour assister, prendre des photos, etc. Le désavantage était le décalage: quand je commençais à être nerveux pour ma course du lendemain et que je devait faire attention à ma nutrition, lui était tout relax avec sa course derrière lui et il était prêt pour la nourriture-récompense hehe!
Je me suis assuré de bombarder Ryan de question afin de mieux comprendre la vie d’un Triathlète Professionnel. Contre toute attente, le volume d’entraînement n’est pas bien plus élevé que celui d’un athlète ‘groupe d’âge’ sérieux qui se prépare pour des courses longues durée. C’est seulement que la proportion d’entraînement à haute intensité est beaucoup plus importante et que la récupération est très importante. C’est là ou nous, athlètes à temps partiel, avons un grand manque. On place l’entraînement ou l’on peut autour du travail et des tâches quotidiennes, et il n’y pas bien le temps pour la récupération. Pas de siestes!
SAMEDI
J’étais donc de support pour la course du Samedi. J’étais intéressé car je ne suis jamais spectateur lors des courses de triathlon. C’était une première pour moi. Il a eu des pépins technique avec son ordi de vélo en transitions, alors j’ai fait une installation un peu sommaire de mon Garmin Edge 500 sur sa monture. Malheureusement il semble que l’on aie pas réussi à faire la connexion correctement avec son capteur de puissance. Au moins il avait vitesse et distance.
Il a eu une bonne course pour sa première de la saison avec un record personnel en nage. Il a les détails de sa course sur son blog mentionné plus haut. J’ai crié plusieurs fois lorsqu’il passait près de moi en course, mais il ne m’a jamais entendu: vision en tunnel.
Nage de la course en distance Olympique…
Vélo.. Ryan qui file en transition sur la 2iéme photo…
Course à Pied… Le dernier mille était en montant. Il y avait un pont au dessus d’une section, ou je me suis posté pour prendre une photo d’un angle intéressant. J’ai crié pour attirer l’attention de Ryan lors de son passage, mais il n’a jamais percuté: trop concentré sur sa course!
Finalement, j’ai réalisé qu’être spectateur est aussi assez fatiguant! Surtout quand on courre d’un point à un autre pour prendre des photos de chaque segment. Ryan pensait la même chose avant la fin du Dimanche… J’ai donc encore plus de respect pour Corinne qui fait cela à chaque course!
Après avoir laissé Ryan à l’hôtel pour qu’il puisse récupérer de sa course, j’étais de retour au site de Quassy pour une autre pratique de nage et une dernière sortie à vélo pour être certain que tout était en bon état de fonctionnement. Je devais également laisser mon vélo en transition pour la nuit. Je commençais à être pas mal fatigué et je me suis demandé si je n’avais pas passé trop de temps sur mes jambes pour une veille de course. Au moins, j’étais au lit assez tôt (10h00) et je n’ai pas eu de trouble à trouver le sommeil.
RAPPORT DE COURSE - DIMANCHE
L’alarme a sonné à 4h30am. J’ai eu mon déjeuner de course habituel: bagel et beurre d’arachide + 1 bouteille de ‘Ensure’ qui est une remplacement de repas liquide. J’ai rempli mes bouteilles d’eau et de nutrition, rassembler mes affaires, et pris la route pour le site de la course que l’on a atteint pour l’ouverture de l’aire de transition à 5h15. Cela nous a permis d’éviter le trafic et d’obtenir un stationnement juste à côté de la transition. L’auto faisait donc office de ‘casier de gym’. Grâce à Ryan, j’ai plusieurs photos de ma course.
Mon emplacement était parfait en transition: dernier vélo d’une rangée juste devant le coin de l’enclos des professionnels. Très facile à repérer et je n’ai même pas eu de ‘répéter’ mon cheminement en transition, chose que je fais normalement en préparation.
Mon aire de transition ci-dessous, numéros en ‘faux-tattoo’ (qui n’ont pas bien survécu à la nage dans mon cas…)
Quelques arrêts aux toilettes (nervosité) et c’était le temps d’enfiler le wetsuit et de s’échauffer dans le lac. L’eau était calme et la température parfaite pour moi. Un peu plus tard, les PROS partaient: les hommes, puis les femmes. Ensuite il fallait attendre 10′ pour leur laisser une bonne avance et ne pas perturber (trop) leur course. Je partais dans la 1ière vague, Hommes 35-39. Dans certaines courses, ils nous font partir dernier ce qui est ridicule car on rattrape les groupes d’âge plus lent très vite et la nage devient vite congestionnée. Le premier virage semblait bien loin au bout de la première ligne droite (bouée rouge)…. Les pros partent sur la 2ième photo ci-dessous.
NAGE1.9 km en 29:33 (70.3-PR!)
10ième place dans les M35-39 / 128
35ième place au total, Hommes / 625 (non pros)
Encore une fois, une de mes meilleurs nage en course se produit lors d’un évènement d’endurance. Pour une raison quelconque, j’en arrache dans les courses courte-durée (Sprints) mais dans les 70.3 je respecte assez la distance pour partir à effort modéré et bâtir un rythme graduellement, ce qui à la fin me mène à un bien meilleur résultat.
Mon plan était donc simple encore un fois: partir large à gauche, demeurer en dehors du chahut, laisser la sélection naturelle faire son oeuvre, et rejoindre le tracé optimal une fois que la masse est derrière moi. J’ai pu faire un peu de ‘drafting’ (suivre quelqu’un de près afin de profiter de son aspiration) sur le premier segment, mais peu après j’étais pas mal seul: quelques nageurs très rapide loin devant, et la masse derrière moi. Après le premier tournant (qui semblait LOIN!), on a eu le soleil levant dans les yeux, ce qui a rendu la navigation difficile. Je visais les éclaboussures devant des nageurs plus rapide. Plus facile à repérer que les petites bouées au loin. Après les second virage, la visibilité était bonne et on visait le portal de sortie.
Ma nage s’est bien améliorée cet hiver et je suis sorti de l’en en 10ième place de mon groupe d’âge et sous les 30 minutes. J’ai fait rire plusieurs spectateurs quand après avoir enlevé le haut de ma combinaison en courant vers l’aire de transition et avoir vu le temps sur ma montre, j’ai levé les bras en signe de victoire: non seulement c’était un record personnel en 70.3, mais aussi l’un de mes objectifs 2011 qui était rencontré. J’ai fait le 35 ième meilleur temps à la nage au niveau des Hommes (non-PRO) sur 625, SUPER! Je ne l’aurais pas cru si on m’avait dit cela il y a 2 ans que j’arrivais à peine à faire une longueur de piscine à bout de souffle…
T1 en 1:41
Il y avait un peu de distance à courir en transition, et donc les temps ne sont pas si lents que l’on pourrait penser. J’ai perdu un bon 10-15 secondes pour retourner voir les volontaires pour un verre d’eau, ce qui était stupide puisque j’avais ma propre bouteille en transition. Casque, lunettes, et quelques secondes plus tard je sautais sur mon vélo en roulant…
VÉLO 90 km en 2:39:06 (34.0 km/h moy)
HOMMES| débuté le vélo en 32ième position (gain de 3 en T1), terminé en 14/625
AG M35-39 | débuté le vélo en 10ième position, terminé en 3/128
>> Données GARMIN
Puissance Normalisée = 268 Watts
Meilleur segments: 30” = 395w | 20’ = 298w | 30’ = 293w | 60’ = 277w | 90’ = 274w
Il n’y avait tout simplement pas de section à plat sur ce parcours: ou on monte, ou on descends. Ce qui change, c’est le degré d’inclinaison. Je suis monté à plusieurs reprises au dessus de 70 km/h, et je dois dire que je ne suis pas des plus à l’aise sur mon vélo à ces vitesses. Je ne demeure pas dans les extensions à ces moments, surtout quand il y a une courbe au bas de la pente.
Le parcours était superbe! On passait à côté de plein de plans d’eau et on suivait des rivières à plusieurs reprises. Le soleil était de la partie, mais le parcours offrait beaucoup d’ombrage et la température était confortable: conditions de course parfaites!
Mon entraîneur m’avait proposé un plan de course assez conservateur avec une puissance moyenne de 250-255 watts au vélo pour tenir compte de la difficulté du parcours et surtout pour être capable de bien tenir à la course à pied.
Je dois avouer que je suis parti à toute épouvante sur la première partie du parcours malgré la mise en garde de Coach James. En théorie, mon seuil de puissance FTP est à 300w (ce que je peut tenir sur 1 h). Après 20 km, ma puissance moyenne était à 288 watts et j’avais déjà dépassé 3 Femmes PRO - elles étaient partie 10′ avant nous à la nage! Cela aurait dû être un indicateur…
J’ai réalisé que je gérais mon effort comme un idiot mais je me suis rappelé (en blague à moi-même sur le vélo) que mon entraîneur m’avait dit que si je semblais faire différemment de tout le monde, je faisais probablement quelque chose de correct - mais je crois qu’il voulait dire dans l’autre sens hehe!
J’ai tenté de réduire un peu mon niveau d’enthousiasme, mais après 50 km, j’étais toujours autour de 278 watts de moyenne et j’ai perdu le compte des Femmes PRO dépassées (plus de 10) ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant.
À 60 km, je sentais mes quadriceps qui commençaient à bloquer: pas un bon signe! J’ai commencé à pester contre moi-même pour avoir si mal réparti mon effort en débutant trop fort. J’avais le graphe de l’élévation du parcours sur le dessus de ma bouteille aéro (cockpit) - super idée! J’ai adoré savoir ou j’en étais… - et j’étais heureux de constater que la majeure partie de la grimpe était derrière moi. J’ai tout de même réduit ma sortie en puissance pour le reste du parcours (peut-être même trop) avec une intention un peu tardive de sauver ma course à pied.
En passant, mon choix de train d’entrainement pour ce parcours (vous vous rappelez l’article interminable? hehe!) était P-A-R-F-A-I-T. Je ’spinnais’ confortablement en montant les côtes alors que mes compères devait ‘meuler’ avec force hors de leur selle. J’ai très rarement eu besoin de sortir de ma selle, et quand je l’ai fait c’était surtout pour changer le mal de place. Le système Di2 a travaillé à la perfection et aucun déraillage (ce qui est potentiellement catastrophique pour ma configuration).
Me voici, juste avant de passer en T2. Comme d’habitude, je suis assez attentif à mon environnement et j’ai pu voir Ryan sur le bords de la route avec la caméra et lui lancer un signe de la main.
J’ai sauté hors de ma monture avec précautions en sachant que mes jambes étaient mortes. Je pensais que mes chances de faire une course à pied potable étaient assez limitées en connaissant la difficulté dur parcours.
T2 en 1:29
Rien de spécial à signaler ici… J’étais assez rapide à enfiler mes chaussures et à filer sur le parcours. Il y a de meilleurs temps postés, mais je dois mettre des bas et les temps sont similaires dans mon groupe d’âge.
COURSE À PIED 21.1 km en 1:33:07 | 4:28/km (70.3-PR!)
(il semble que le parcours était un peu court de ~300m - environ 1.3′ à ma vitesse)
HOMMES | début du segment en 14ième position, terminé en 29/625
AG M35-39 | début du segment en 3ième position, terminé en 9/128
>> Données GARMIN
J’ai fait rire Ryan quand je lui ai crié ‘Je ne vais jamais y arriver! Je suis mort!’ en passant devant lui au début de la course à pied. Les 6 premiers kilomètres sont en descendant, ce qui nous donne une chance de retrouver nos jambes. Me voici, m’attaquant au début du parcours en me demandant si je vais arriver à le finir…
Je n’ai pas pu faire autrement que de m’arrêter pour ‘arroser un arbre’ au second kilomètre, ce qui m’a fait perdre un bon 30 secondes.
J’ai bien couru sur les premiers 4 kilomètres en fonction de l’état de mes jambes. Un peu plus loin toutefois, j’ai pris une crampe très douloureuse à l’arrière de la jambe droite, ce qui a fortement altérer ma forme. La douleur était limite pour que je doive arrêter de courir. Quelques minutes plus tard, cela est passé mais a débuté de l’autre côté sur la jambe gauche. J’ai tenu bon et cela a finit par passer également. ouf! Les quadriceps intérieurs à l’avant faisait aussi des signes alarmant… Je dois dire que je n’étais pas très confiant à ce point.
Après 7 kilomètres, le parcours se change en mauvaise blague avec une section avec beaucoup de montées et de descentes, certaines assez abruptes. Je me suis fait passer à plusieurs reprises dans cette section, mais rien que je ne puisse faire. Je ne cours pas encore aussi vite que ces gars, alors je devais me concentrer sur ma course à moi et m’assurer de garder l’effort dans une zone qui me permettrait de terminer. Je me rends compte que je dois m’améliorer dans les descentes prononcées car il semble que plusieurs athlètes négociaient mieux ces sections que moi.
Dans la côte la plus difficile, j’ai tenté de marcher pour 2 pas, et mes jambes sont devenus tellement crampées et douloureuses que je me suis remis à courir immédiatement. Cela a éliminé tout désir d’essayer de marcher encore sur le parcours pour le reste de la course haha!
Ma vitesse de course à Clearwater sur un parcours rapide l’an dernier était de ~4:31/km. Ryan vous dira que ces parcours à REV3 étaient loin d’être rapide. Pour cette raison, j’étais des plus surpris de sortir de la section la plus difficile avec une vitesse record en 70.3 pour moi, à 4:27-4:28/km de moyenne.
Je savais que la dernière section était beaucoup moins difficile à l’exception des derniers 2 km qui montaient encore. Je craignais tellement l’arrivée de cette section dans les kilomètres y menant qu’une fois arrivé, je ne l’ai pas trouvée si pire. J’ai pu garder un bon momentum sur cette partie.
J’ai donc terminé le parcours en tenant ma moyenne de pas à 4:28/km. Sur ce parcours, c’est une super performance comme c’est seulement ~6′ plus lent que mon records au Demi-Marathon à sec sur des jambes fraîches et un parcours rapide. J’ai pu terminer avec énergie. La photo ci-dessous est prise à environ 200-300m avant la ligne d’arrivée, après la dernière montée que j’ai négociée en compagnie de 2 compétiteurs se battant pour une place dans le groupe 30-34 ans.
RÉSULTATS FINAUX:
TEMPS TOTAL = 4:44:57
HOMMES (Non Pro) = 29/625 au total
AG M35-39 = 9/128
Mon groupe d’âge était très compétitif et c’était serré de la seconde à la dixième place avec moins de 5 minutes nous séparant tous. Me placer dans mon groupe d’âge dans une course de cette envergure n’est donc pas un but impossible à réaliser.
Je suis très satisfait de ma course. J’ai réalisé une bonne exécution dans l’ensemble et j’ai laissé tout ce que j’avais en réserve sur le parcours. J’espérais un peu mieux placer dans ma catégorie mais la compétition était féroce et je n’ai pas de raison d’avoir honte de ma performance. Me voici, après avoir reçu médaille et maillot.
Je crois que j’ai erré sur la ligne rouge dans ce cas-ci: il n’en fallait pas bien plus pour que je m’écroule et ne puisse pas courir le dernier segment sans interruptions.
Après le retour en ville à Waterbury, on a satisfait notre envie de McDonald et on y a mangé comme des trous… Pas trop super comme nourriture de récupération.
J’ai failli à ma tâche de mettre les chances de mon côté pour récupérer de la course le plus rapidement. Malgré tous mes bagages, je n’avais pas pensé à prendre mes bas de compression, et j’aurais vraiment du mettre mes jambes dans un bain de glace après la course. Résultat: 4 jours après la course, je ne peux toujours pas marcher correctement et tous les muscles des jambes sont encore endoloris. Je ne me vois pas courir de nouveau pour encore au moins 2-3 jours. Et je suis censé faire une course Sprint au milieu de la semaine prochaine…
Lundi, c’était le temps de prendre la loooonnnnggguuueee route de retour. Nous étions tous les deux brûlés du voyage et on voulait juste être à la maison. Pour être honnête, le voyage de retour était une torture.
Dans l’ensemble, c’était une belle aventure et REV3 n’a pas désappointé! Je recommande cette course fortement.
Dommage que l’on aie pas mieux documenté notre voyage en image: on est passé par de très beaux coins. Voici l’album photo.